mardi 21 décembre 2010

Concours d’écriture collégiens « Cœur de polar »

La Villa départementale Marguerite Yourcenar organise, en partenariat avec la Délégation académique Arts et Culture du Rectorat de Lille, un concours d’écriture à destination de tous les collégiens du Nord. Celui-ci met à l’honneur l’enquête policière et la police scientifique. Les textes des collégiens concourant dans chacune des deux catégories (6e/5e et 4e/3e) doivent parvenir à la Villa départementale Marguerite Yourcenar avant le 18 février 2011. La remise des prix (plusieurs centaines d’euros en chèques multimédia) aura lieu à la Villa départementale Marguerite Yourcenar samedi 7 mai 2011 en présence des lauréats et de leur famille.

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Mots clefs : #Villa Marguerite Yourcenar, #Marguerite Yourcenar, #concours d'écriture, #concours de nouvelles, #coeur de polar, #polar

jeudi 2 décembre 2010

5e fête du livre de Lille « Escales hivernales »

La Maison Folie Wazemmes, site culturel lillois d’exception, accueille, les 11 et 12 décembre 2010, la Fête du Livre de Lille Escales hivernales, qui a su s’imposer en quelques années comme un événement littéraire attendu et incontournable de la région : rencontres et échanges entre les acteurs du monde du livre, le public et une cinquantaine d’auteurs.

jeudi 18 novembre 2010

Perdez-vous dans le grenier à livres

Faites un tour dans le grenier à livres : un blog foisonnant sur la littérature, la BD, le monde littéraire, les librairies d’ici et d’ailleurs… N’hésitez pas à vous y perdre mais vous risquez d’y passer plusieurs heures. >> Visiter le grenier



Mots clefs : #grenier à livres, #littérature, #BD, #librairie

lundi 18 octobre 2010

Dire les éblouissements

Dire les éblouissements, les frôlements d’âme et de peau… Chercheur de mots, je traque inlassablement, pour le décrire, l’essentiel. Cet essentiel invisible qui fait que nous existons autrement que comme des numéros, cet essentiel qui nous rend reconnaissables et émouvants : nos dérives, nos aspérités, nos espoirs, nos doutes, nos tristesses, nos colères et nos faiblesses. Je n’ai que cette ambition, et elle est démesurée : saisir l’insaisissable, collecter les traces infimes que nous laissons de nos passages ici ou là, les indices ténus de nos rêves esquintés, de nos émois enfuis, de nos amours envolées. En faire des romans. Il y a des murs, autour de chacun de nous, qui nous enferment et nous isolent. Je ne cherche pas à les détruire, comment ferais-je ? Je ne fais qu’observer, à travers les interstices entre les briques, nos vains efforts pour les fracasser. Je contemple nos combats perdus pour les écrire. Pour dire toute cette fatigue, tout ce courage qu’il nous faut pour traverser nos vies. J’essaie. Et parfois, je n’en ai plus, de ce courage, plus une once, plus un atome. Parce que je me dis que cette quête est peut-être illusoire, que le monde est plus fort que nos pauvres mots. Ce monde où seuls comptent les chiffres de l’économie et de la finance, qui nous réduisent à de tristes statistiques.

mercredi 15 septembre 2010

Leçon d'obscurité

Certains édifient leur existence sur la malveillance, la manipulation et la haine. Fermés à toute émotion positive, ils rendent impossible l’entrée en eux de la compassion. Froids, calculateurs, ils sécrètent leur rancœur reptilienne comme un venin, font des procès à leurs voisins, procèdent au harcèlement moral et sexuel, démolissent leurs subordonnés, battent leur femme, dénoncent les juifs sous l’occupation nazie… Leur objectif semble être de faire de la vie des autres un enfer. Tous les moyens leur sont bons pourvu que la souffrance qu’ils induisent soit au rendez-vous. Par leur comportement, ils cherchent à fuir le vide en eux. Car il n’y a rien en eux : pas d’âme, pas de jouissance, pas de joie. On n’y trouve que l’organe comptable de leurs turpitudes, leur cerveau sec. Tout manque à leur existence, la vie elle-même. Ils abritent quelque chose en eux, cependant. Un désert. Celui où grésille l’exact envers de l’intelligence. Car l’intelligence ne va qu’avec le cœur. On peut apprendre une chose d’eux, une seule, qu’il faut retenir pour ne pas la reproduire, jamais : c’est la leçon d’obscurité qu’ils distillent. Capables de détruire des espoirs et de ruiner des vies, de mener leurs victimes au suicide, ils furent, dans d’autres temps, d’autres lieux, bâtisseurs de camps de concentration, de goulags et de salles de torture. Mais souvent, ils se contentent de quelques proies isolées, pour mieux s’en repaître. Ils sont partout, dans les familles, dans les entreprises et les administrations, ils s’insinuent et construisent sournoisement leurs toiles. Lentement, ils fabriquent leurs pièges psychologiques tout en observant leurs victimes. Les reconnaître, les voir venir de loin, c’est ce qui permet de les fuir avant qu’ils n’attaquent.

lundi 13 septembre 2010

A découvrir : le blog de Jean-Marc Bellot

Un blog à découvrir, celui de Jean-Marc Bellot, dont voici les termes de l'entête :

"Pluri-disciplinaire par nature, ce blog verra abordés des sujets aussi variés que le baroque, les processus de vente, les mangroves de Floride, le débit des grands fleuves et tout autre thème qui enflammera ma curiosité ou mon désir l'espace d'un instant !"

Son dernier message, "travailler dans le plaisir", nous montre qu'il est possible d'envisager autrement l'organisation du travail...

>>voir le site
Mots clefs : #Jean-Marc Bellot, #blog

vendredi 27 août 2010

La moindre des choses

D’après un sondage CSA, 53% des français estiment que l’Église n’est pas dans son rôle en critiquant la politique de harcèlement et d’expulsion des Roms menée par le gouvernement français. On se souvient en effet des récents propos du Pape à ce sujet : «Les textes liturgiques de ce jour nous redisent que tous les hommes sont appelés au salut. C'est aussi une invitation à savoir accueillir les légitimes diversités humaines, à la suite de Jésus venu rassembler les hommes de toute nation et de toute langue».

Mgr Christophe Dufour, archevêque d'Aix-en-Provence et d'Arles, a également déclaré, dans un communiqué, en réaction au démantèlement de camps illégaux de Roms et au rapatriement de plusieurs centaines d'entre eux vers la Roumanie et la Bulgarie : «Les discours sécuritaires qui peuvent laisser entendre qu'il y a des populations inférieures sont inacceptables».
Je ne suis pas catholique, et l’on ne peut donc m’accuser de prendre la défense de l’Église, mais j’estime qu’on ne peut pas à la fois la critiquer sur ses prises de position sur la politique sécuritaire du gouvernement et en même temps déplorer son insoutenable silence à l’époque pas si ancienne où l’état nazi éradiquait les juifs. Le Pape et les prêtres sont donc à mon sens tout à fait dans leur rôle quand ils prennent la défense des Roms en appelant au respect de la personne humaine.
C’est bien la moindre des choses qu’ils puissent faire.


La photo est empruntée à Éric Roset 

jeudi 26 août 2010

Mort d’un auteur populaire (Patrick Cauvin)

Patrick Cauvin est mort. C’est tombé il y a quelques jours et cette information m’a rempli de tristesse. L’auteur de « Nous allions vers les beaux jours » n’écrira plus et cela me peine vraiment.

Patrick Cauvin était un auteur populaire. Je veux dire un auteur qui écrivait de vraies histoires. Des histoires dans lesquelles déambulent de vraies personnes, qui nous ressemblent. Ces hommes et ces femmes dans ses romans sont ordinaires, ils perdent leur cheveux, leurs lunettes s’embuent parfois, ils se démènent avec leur quotidien… Ils vivent des vies ordinaires, jusqu’au moment où quelque chose survient, qui les catapulte dans l’inordinaire, là où sourdent des amours folles et inespérées. Je ne connaissais pas l’homme, seulement l’auteur, mais il me semble que les personnages, dans ses romans, lui ressemblent aussi. Ils sont en réalité toujours le même homme, un homme qui s’appelait Patrick Cauvin. Un homme qui s’observe dans un miroir après avoir endossé des vêtements qui, superbes et élégants sur le mannequin dans le magasin, se métamorphosent en fripes difformes dès qu’il les enfile.

Patrick Cauvin était un auteur populaire, en ce sens qu’il apportait du bonheur aux gens fatigués qui le lisaient le soir, après leur travail, dans l’inconfort d’une rame de métro ou à l’abri de leur chambre. Simplement du bonheur. Par ces histoires, il apportait de la joie dans l’ombre des jours. Et c’est infiniment plus important que tout autre chose. Les artistes devraient toujours être capables de faire cela, d’ouvrir leur regard sur les toutes petites choses, sur les gens d’ici, pour dire toute la noblesse qui apparaît dans leur apparente insignifiance, dans leurs heures précipitées et vides de sens.
Patrick Cauvin était un auteur populaire. Il aura passé des années à dire nos petites faiblesses, nos addictions, nos culpabilités, nos envies subites de nous saisir d’un flingue ou de nous enfuir ailleurs, loin, sur les traces de ses héros ordinaires et éreintés, de l’autre côté du monde ou du temps. Et toujours sur le ton léger d’un conteur d’histoires. De bonnes histoires.
Mots clefs : #Patrick Cauvin, #auteur, #mort

lundi 23 août 2010

De lumière et d’ombre

L’artiste est celui qui porte un regard décalé sur les choses et les êtres pour leur donner la vie et l’éclat qui leur font défaut dans la réalité souvent terne des jours. Les musiciens composent avec le souffle de l’air, la vibration des matières. Les écrivains composent avec de l’encre. De l’encre sombre. Les photographes écrivent quant à eux avec la lumière. Des éclats de lumière mêlés à l’ombre. Nicolas Robiquet est l’un de ces artistes qui savent extraire de l’émotion là où d’autres ne verraient que de la banalité.
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Mots clefs : #Nicolas Robiquet, #photographe, #photographie, #artiste

mercredi 30 juin 2010

Tu m'as manqué

Trente minutes de retard ! Le froid était terrible. Il releva son col… Matthias avait l’habitude d’attendre. Toute sa vie n’avait été que l’école de la patience et de l’oubli de soi. Il s’était égaré dans son existence comme on se perd dans une gare, à la recherche de trains qui n’arriveront jamais. Il n’était sur aucun rail, aucun planning ne programmait sa destination. Trente minutes, c’était bien peu de choses au regard de ces quarante dernières années envolées. Souvent, il se demandait ce qu’il avait bien pu faire de tout ce temps empilé dans sa chair. Il ne connaissait rien de sa propre vie tant ses souvenirs étaient flous. Il en savait plus sur les protagonistes des romans qu’il avait lus que sur sa propre personne. Mais il est vrai que, hormis sa rencontre avec Estelle, aucun événement marquant n’avait laissé de traces dans sa trajectoire banale. Un parcours cependant teinté de mélancolie, celle de s’être progressivement éloigné de l’homme qu’adolescent il aurait voulu devenir.

Estelle était souvent peu ponctuelle mais il ne lui en voulait pas. Il l’aimait trop pour cela. Il l’avait tant espérée, cette fille, qu’il n’était plus à quelques minutes près. L’amour se mesure par l’intensité du manque, par ce que ce manque peut signifier d’errances et de solitude. Estelle lui manquait terriblement, toujours, dès qu’elle s’absentait de leur histoire. Vivre dans des villes différentes, éloignées, lui à Paris, elle à Lille… C’était, pour Matthias, un déchirement à chaque départ. Les mains qui tremblent et la boule à la gorge, bien serrée, dès qu’il fallait se quitter. « Je penserai à toi, prends soin de toi », disait-elle sur le quai de cette gare du Nord où ils se séparaient lorsqu’elle prenait son train. Il regardait le TGV s’éloigner en se disant qu’il ne la reverrait peut-être jamais et cette éventualité l’enfermait pendant de longues semaines dans une morosité remplie d’incertitude. Un jour, elle lui avait dit cette phrase Kafkaïenne, étrange et paradoxale : «notre amour est éternel. Provisoirement éternel… ».

C’était toujours un vendredi qu’ils se retrouvaient, une fois par mois, parfois moins, pour quelques pauvres quarante-huit heures. Cette fois, ils avaient rendez-vous sur la place Dauphine, sur le banc situé face à l’atelier du relieur. Il n’aimait pas venir la chercher à la gare. Il préférait la voir surgir au coin d’une rue, comme une apparition. Estelle était un ange, se plaisait-il à imaginer. Son ange. Un messager d’espoir, un intercesseur entre cette vie et des jours meilleurs. La neige commençait à s’amonceler sur la place, sur les bancs et sur Matthias. « Je deviens minéral », songea-t-il, « inorganique et froid comme une statue ». Le monde était figé dans un brouillard blanc, silencieux. On ne devinait plus que l’ombre fantomatique des marronniers prostrés sur la place. Matthias prit son carnet et commença à écrire.

« Avec le temps se dévide inexorablement le creux de ma mémoire et quelques visages, le tien en particulier, surnagent à mon insu à la surface de mes hésitations. Au seuil de l'inconscient, sourdent mes incertitudes. Je patauge dans ma vie, je ne connais pas d'antidote à mes malaises. Je suis un équilibriste du quotidien, parfois orgueilleux, plus souvent désenchanté et épuisé. Je bricole ma trajectoire, comme je le peux, avec l'espoir secret mais vain que le destin se chargera d'y donner un sens. Et j’ai oublié les mots simples à prononcer, les mots ordinaires mais audacieux. Ils sont là, dans mon cerveau, pleins d'inconnu et d'extravagance, mais ils se refusent à passer l'obstacle de ma bouche. Il suffirait pourtant de dire simplement mes émotions désordonnées, de dire "tu me manques. Et bien que je ne veuille pas prendre ta vie, j’aimerais que tu me parles de toi, que tu te racontes et que tu sois plus souvent à mes côtés". Je me veux nomade de mon existence, confiant dans mon libre arbitre, mais je ne suis qu’un sédentaire de mes émois. Mes errances sont figées dans la déshérence programmée de mon avenir. Toute à l’heure, tu vas arriver et peut-être que je te dirai cela : tu m’as manqué ».

Estelle avait raté son train, à Lille, et pris le suivant. Paris était immobile dans son manteau de poudreuse et de gel, seuls quelques rares véhicules circulaient dans le silence blafard. Les rares piétons qu’elle croisa à la sortie du métro marchaient tête basse, engoncés dans leurs vêtements d’hiver. Elle avançait avec précaution, pour ne pas tomber, dans les rues blanchies. Matthias devait l’attendre maintenant depuis plus de deux heures. Avait-il eu le courage de rester ainsi dans le froid, à patienter sur le banc de leur rendez-vous ?

La place Dauphine n’était plus très loin, maintenant. Elle allait retrouver Matthias, son amour étrange. Chaque jour, elle pensait à lui, elle l’imaginait perdu dans cette grande ville qui lui ressemblait : un musée peuplé de fantômes de poètes oubliés dont les mots résonnaient encore, vaguement, assourdis par la rumeur de la cité. Matthias avait vingt ans de plus qu’elle et elle savait qu’il souffrait de cette différence d’âge. Pour elle, cela n’était pas important. Au contraire, elle l’aimait aussi pour cette richesse d’âme façonnée par ces quelques années de plus.

« Attends moi, Matthias, j’arrive » murmura-t-elle pour elle seule. Et ces quelques mots chuchotés, givrés par l’hiver, vibrèrent étrangement au seuil de ses lèvres. Tout en elle, maintenant, lui intimait de se presser. Une mauvaise intuition, comme seule les mères ou les femmes amoureuses peuvent en engendrer, serinait dans son cerveau « dépêche-toi, Estelle, dépêche-toi ».

Estelle luttait contre les bourrasques. Elle marchait maintenant sur le sol de cette place triangulaire, elle était arrivée. Matthias était là, sur le banc, elle devinait sa silhouette battue par la tempête.

Immobile, il fixait dans le vague un point que lui seul pouvait voir, désormais, un morceau d’univers très éloigné du regard des vivants.

Estelle hurla et son cri fut effacé par la neige. Aux pieds de Matthias, elle ramassa le carnet détrempé.

On ne pouvait plus y lire que la dernière phrase, « tu m’as manqué ».

Le regard des femmes

Le regard des femmes ressemble à certains engrenages tranquilles. On passe à côté tous les jours paisiblement et impunément. On va, on vient, on rêve, on parle, on rit. Tout à coup on se sent happé. L'engrenage vous tient, le regard vous a pris. Vous êtes perdu. Vous y passerez tout entier. Un enchaînement de forces mystérieuses s'empare de vous. Vous aller tomber d'engrenage en engrenage, d'angoisse en angoisse, de torture en torture, votre esprit, votre fortune, votre avenir, votre âme.

(Victor Hugo)
Mots clefs : #Victor Hugo, #regard des femmes, #engrenage

jeudi 24 juin 2010

Syngué Sabour (Pierre de patience), d'Atiq Rahimi

Prix Goncourt 2008, Syngué Sabour (qui est paru en format de poche chez Folio), d’Atiq Rahimi, est un roman bouleversant et tragique sur la souffrance de femmes rendues muettes par la peur des hommes et le poids séculaire de la tradition et de la religion. « Syngué sabour » signifie « pierre de patience ». Dans la mythologie perse, la pierre de patience est un objet magique auquel on révèle ses souffrances et ses peines, auquel on livre tout ce qui est impossible de dire aux gens. La pierre, silencieuse et patiente dans son immobilité minérale, écoute, ingère tous les mots, toutes les confidences. Le jour où, saturée de secrets, elle éclate, ce jour-là on est délivré. Syngué Sabour est un roman sur les mots jamais prononcés, les mots trop longtemps enfouis en soi. Une femme afghane veille son mari mourant et inconscient, égrène un chapelet tout en psalmodiant les noms de Dieu, un Coran à proximité. « Al-Qahhâr, Al-Wahhâb… » En fond sonore, l’enfer quotidien de la guerre, le tonnerre de bombardements, de balles, d’hommes qui se battent. Son mari agonisant devient progressivement sa « pierre de patience » : elle lui avoue peu à peu regrets et rancœurs, lui reproche son enfermement et la violence qu'il a parfois eue à son égard… Elle lui parle d’amour, aussi. A lire absolument si on aime les femmes et l’espoir de liberté qu’elles peuvent incarner.
Mots clefs : #Syngué Sabour, #pierre de patience, #Atiq Rahimi, #Goncourt 2008, #mythologie perse, #roman

lundi 14 juin 2010

Angela Küber sur PolarMania

A lire, sur le site PolarMania, un article sur mon roman "D'où vient Angela Küber ?". Merci à son auteur...
Mots clefs : #Angela Küber, #D'où vient Angela Küber ?, #PolarMania, #Hervé Sard, #roman, #Ravet Anceau